HAPPY EX CANCER – ÉPISODE 19 – Chanter m’a aidée à remettre de la joie dans ma vie !

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👈 Episode 18

Quand on m’a diagnostiqué mon ex cancer du sein métastatique, cela faisait déjà quelques mois que je chantais à tue tête sur mon vélo, mon moyen de transport quotidien. Que ce soit en amenant les enfants à l’école, ou en revenant, je chantais. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, c’était devenu un rituel avec mes enfants, on chantait ! D’ailleurs quand j’y réfléchis, c’est eux qui m’ont insufflé cette envie, cette manie de chanter sur le vélo. Chaque jour, ils étaient derrière moi, dans leur carriole, et je les entendais claironné les chansons qu’ils apprenaient à l’école. Parfois, mes 2 louloux connaissaient la même et ils chantaient en coeur, c’était tellement agréable de les écouter. Ce sont eux qui m’ont entrainé dans la mélodie du bonheur de chanter. Ou devrais-je dire, ce sont eux qui m’ont aidé à raviver mon âme d’enfant, à ramener l’insouciance de l’enfance, où l’on chante à tue tête, sans peur du ridicule ! A tel point que lorsque je chantais seule, sur mon vélo, je m’écoutais et je trouvais presque que je chantais bien 😉

Et les mois qui précédaient, j’avais ces quelques titres en tête.

BELLA VITA DE DAVID ET JONATHAN

C’est drôle quand on y pense, je chantais une chanson qui dit que la vie est belle, alors que la mienne était loin de l’être à cette époque, je n’étais pas du tout alignée, mon corps criait l’inverse de ce que je faisais. Peut-être que chanter cela faisait du bien à mes cellules (pour comprendre ces paroles, lis mon épisode 15) et ce cancer a été une maladie de libération, raison pour laquelle j’ai été si vite guérie. Peut-être que c’est mon âme qui chantait cette chanson.

JE T’AIME DE LARA FABIAN

Et puis, je chantais souvent celle-ci. Plus jeune, j’étais fan de Lara Fabian, pour ses chansons d’amour et sa voix qui m’enivre totalement ! Etait-ce mon âme là-aussi qui parlait, qui me disait « je t’aime » ?

D’accord, il existait
D’autres façons de se quitter
Quelques éclats de verre
Auraient peut-être pu nous aider
Dans ce silence amer
J’ai décidé de pardonner
Les erreurs qu’on peut faire
À trop s’aimer

D’accord, la petite fille
En moi souvent te réclamait
Presque comme une mère
Tu me bordais, me protégeais
Je t’ai volé ce sang
Qu’on aurait pas dû partager
À bout de mots, de rêves
Je vais crier

Je t’aime, je t’aime
Comme un fou, comme un soldat
Comme une star de cinéma
Je t’aime, je t’aime
Comme un loup, comme un roi
Comme un homme que je ne suis pas
Tu vois, je t’aime comme ça

D’accord je t’ai confié
Tous mes sourires, tous mes secrets
Même ceux dont seul un frère
Est le gardien inavoué
Dans cette maison de pierre
Satan nous regardait danser
J’ai tant voulu la guerre
De corps qui se faisaient la paix

Je t’aime, je t’aime
Comme un fou, comme un soldat
Comme une star de cinéma
Je t’aime, je t’aime
Comme un loup, comme un roi
Comme un homme que je ne suis pas
Tu vois, je t’aime comme ça

Je t’aime, je t’aime
Comme un fou, comme un soldat
Comme une star de cinéma
Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime
Comme un loup, comme un roi
Comme un homme que je ne suis pas
Tu vois, je t’aime comme ça, ouuh
Tu vois, je t’aime comme ça

Et puis, j’ai découvert cette chanson sur Instagram, par une copine que je suivais : LE DERNIER JOUR DE DISCO de Juliette Armanet. Cette chanson, je l’ai chantée à tue tête sur le vélo, puis en duo avec Hugo et elle est devenue LA chanson du cancer, je l’écoutais avant chaque RDV, parfois, je dansais même dans la salle d’attente.

Je me rappellerai toute ma vie, le jour où j’allais recevoir le verdict suite au dernier examen médical (la série avait été longue), j’attendais dans le couloir d’attente de Tivoli à Bordeaux, avec cette musique qui hurlait dans mes écouteurs. Et la fin de la chanson se termine par ces mots « C’est la fin » et là, justement, la porte du médecin s’est ouverte, c’était mon tour. C’était la fin de la musique et la fin de ma vie telle qu’elle était jusqu’à ce jour. Chaque jour est le début de la fin du précédent mais à ce moment-là, c’était la fin de quelques chose de plus puissant…

C’est la fin
Le tout dernier matin
Le tout dernier jasmin
Ne me lâche pas la main
C’est la fin
Le soleil au lointain
S’écroule seul dans son coin
Ne me lâche pas, je te tiens

Le dernier jour du disco
Je veux le passer sur ta peau
À rougir
Comme un coquelicot
Le dernier jour du disco
Je veux l’entendre en stéréo
Et te dire
Qu’y a rien de plus beau

C’est la fin
Les statues d’airain
Coulent dans leur chagrin
Ne me lâche pas la main
C’est la fin
Les rivières du destin
S’affolent comme du satin
Ne te lâche pas, je te tiens

Le dernier jour du disco
Je veux le passer sur ta peau
À rougir (ah-ah)
Comme un coquelicot (comme un coquelicot)
Le dernier jour du disco
Je veux l’entendre en stéréo
Et te dire (ah-ah)
Que rien n’est plus beau (que rien n’est plus beau)

C’est la fin
Les couleurs soudain
Se confondent au fusain
Ne me lâche pas, c’est rien
C’est la fin
Je vois sur le dessin
Quelque chose de divin
Ton Eden, mon jardin

Le dernier jour du disco
Je veux le passer sur ta peau
À rougir (ah-ah)
Comme un coquelicot (comme un coquelicot)
Le dernier jour du disco
Je veux l’entendre en stéréo
Et te dire (ah-ah)
Que rien n’est plus beau (que rien n’est plus beau)

Le dernier jour du disco
Je veux le passer sur ta peau
À rougir (ah-ah)
Comme un coquelicot (comme un coquelicot)
Le dernier jour du disco
Je veux l’entendre en stéréo
Et te dire (ah-ah)
Que rien n’est plus beau (que rien n’est plus beau)

C’est la fin.

Et puis, celle-ci est devenue MA chanson de tous les jours, elle m’a accompagné à plusieurs moments de la journée, pendant toutes mes prises de sang et mes rdv. Je l’ai découverte grâce à Isabelle, mon amie du lycée, ma soeur de cancer qui m’a permis de découvrir le mien. Cette magnifique chanson d’utilité publique, c’est VIVRE DE GREGOIRE

Oui, mes amis, nous allons vivre
Et vivre fort, intensément
À ne regarder que devant
Vivre à plus de 100 000 %
En oubliant qu’on va mourir

Oui, mes amis, nous allons vivre
Sans conditions, vivre vraiment
Sans « peut-être », sans « oui, mais attends »
À tout bouffer à pleines dents
À surtout ne jamais subir

Oui, mes amis, nous allons vivre
Les doigts en « V », la tête au vent
Le regard fier, le feu au sang
Le courage et le cœur battant
Nous relevant malgré le pire

Oui, mes amis, nous allons vivre
Sans jamais perdre aucun moment
Jamais laisser filer le temps
En se serrant, en s’embrassant
À oublier qu’on va mourir

Oui, mes amis, nous allons vivre
Vivre sans regrets, sans tourments
Pliants peut-être, mais résistants
À toutes les tempêtes, les torrents
À toutes les critiques des sbires

Oh, mes amis, nous allons vivre
Et vivre sans anesthésiants
Sans être abrutis de calmants
Vivre sans être de tous ces gens
Qui meurent bien avant de mourir

Oui, mes amis, nous allons vivre
Vivre toujours en se disant
Qu’à part l’amour, rien n’est urgent
Le reste est vain, inconsistant
Car un jour, nous allons mourir

Oui, d’ici-là, nous allons vivre
À tout donner, à tout venant
Sans calculer, presque inconscients
Car rien ne vaut, que ces instants
Où l’on oublie qu’on va mourir

Oui, mes amis, nous allons vivre

Je l’ai écouté tellement de fois, elle est puissante et fait chavirer mon coeur. Je ne m’en lasserai jamais. Mes enfants l’adorent aussi. On chante plein de chansons ensemble.

Et puis, quand j’ai démarré mon traitement d’hormonothérapie, j’ai beaucoup chanté dans la forêt d’Andernos. A voix haute ! N’en déplaisent aux passants 😉

Depuis la traversée du cancer, j’assume mon amour pour la chanson, et je chante chaque jour, sous la douche, sur le vélo, dans la cuisine, pendant que je fais la vaisselle, partout, et tous les jours. J’écoute aussi de la musique tous les jours : elle est mon moteur, elle me donne de l’élan.

Sur le vélo, les passants me regardent, certains sont surpris et sans voix ; d’autres me sourient, quand d’autres encore me parlent. L’autre jour, il y a une personne qui m’a dit que je chantais bien 😉 Ma puissante vibration de joie est communicative et rayonne autour de moi.

Ce que je retiens de cette expérience, c’est la pouvoir immense de la vibration de joie, c’est l’abandon de cette peur de mal chanter, de la honte ; le regard de l’autre ne m’effraie plus.

Je suis moi et je chante. Et c’est comme ça que je vibre haut !

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Je suis accompagnante holistique & cosmétologue consciente, j’ai créé Les Happycuriennes, le 1er lieu cocon pour changer de regard sur les diktats de la beauté parfaite, et faire de sa beauté naturelle, la perfection, avec des dermo-cosmétiques bio et des séances en marchant (en nature ou en visio).

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A propos de l’autrice

Cosmétologue conscience & accompagnante holistique, Carole Marchais propose une approche globale du mieux-être, à la croisée de la peau, du corps et des émotions.

  • Ses dermo-soins : Les Happycuriennes, la 1ère ligne de soins bio & vegans aux plantes du Sud-Ouest, co-créée avec 700 femmes pour offrir un rituel minimaliste, complice et respectueux de la peau.

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