
HAPPY EX CANCER – ÉPISODE 16 – mon rapport au sucre
Le sucre est-il responsable du cancer ? Le sucre nourrit-il vraiment le cancer ? Faut-il supprimer totalement le sucre lorsqu’on a un cancer ? Et le fameux régime cétogène dans tout ça ? Je n’ai aucune réponse, aucune affirmation, ni recette miracle à t’offrir face à ces questions que je me suis posée. Toutefois, cette traversée du cancer.m’a permis de remettre en question mes croyances, de changer de vision du monde, j’ai beaucoup expérimenté et aujourd’hui, j’ai MA vérité sur ce sujet. Je vais te raconter mon rapport au sucre, depuis le cancer jusqu’à aujourd’hui.
épisode suivant →
Introduction : sucre et cancer = pas compatible ?
De nombreuses études et surtout énormément de discours sur internet incriminent le sucre dans la naissance et/ou la croissance du cancer. Et pourtant, à l’aube de démarrer mon traitement d’hormonothérapie, mon oncologue m’avait dit :
« Surtout, ne changez rien ! Inutile de faire des régimes alimentaires contraignants comme le cétogène et le sans sucre. »
Et comme je n’ai jamais pris la parole du corps médical comme la parole d’évangile, j’allais bien-sûr… faire exactement l’inverse ! 😜 J’allais changer plein de choses dans ma vie. Et je vais te raconter ce qui s’est passé. À l’heure où je t’écris, je déguste d’ailleurs avec délectation un tiramisu, mon dessert préféré. ❤️ Alors forcément, il fallait que je t’écrive cet article là, maintenant pour être vraiment alignée !
Quand mon oncologue m’a dit « surtout ne changez rien ! «
A l’époque, lorsqu’il a prononcé cette phrase « Surtout ne changez rien ! », on avait parlé d’alimentation et nous venions de quitter son cabinet. On était sur le chemin vers l’accueil.
Petit aparté, cet oncologue a pris l’habitude de toujours ramener ses patients à l’entrée de l’institut Bergonié où je suis suivie. Il ne se contente pas d’ouvrir la porter, de laisser sortir la personne et de lui dire au revoir. Il nous accompagne jusqu’au bout…Et je trouve cela assez symbolique. Il y a vraiment quelque chose d’enveloppant avec lui : de la douceur, de la bienveillance, de l’écoute et aussi une vraie ouverture d’esprit. Il n’est pas dans cette position de sachant dominant qui aurait réponse à tout. Et c’est justement ce que j’apprécie avec lui. Et c’est justement ce que j’apprécie avec lui. Je referme la parenthèse. 😉
Au moment où il prononçait ces mots : « Surtout ne changez rien !« , je savais déjà que je n’allais pas l’écouter. J’allais justement changer plein de choses dans ma vie ! J’avais répondu tout naturellement « Oh si au contraire, je vais tout changer ! » Il avait d’ailleurs regardé mon ex-conjoint en lui disant : « Oulala, attention à vous ! ». Bonne intuition, cher onco ! 😂
Avec le recul, maintenant que j’ai grandement changé, évolué, que je me suis transformée, cet échange m’a fait réfléchir à quelque chose d’important : il n’y a pas forcément une seule vision, une seule réponse ou une seule vérité pour chaque situation.
Il y a les connaissances médicales, indéniables, évidemment. Il y a aussi les limites de leurs et de nos connaissances. Elles évoluent chaque jour, alors la seule chose que l’on sait et dont on est sur, c’est qu’on ne connait pas grand chose !
La blouse blanche est experte dans son domaine… mais elle ne sait pas tout ! Voilà mon positionnement. Cela peut choquer, je comprends mais c’est le mien et il a le droit d’exister. N’en déplaise.
Le point de vue d’un médecin sur notre régime alimentaire ou notre vie pendant le cancer est intéressant, à écouter et à considérer. Mais il n’est pas obligatoire de le prendre pour argent comptant, il ne m’empêche pas de réfléchir par moi-même, de poser des questions et de faire mes propres choix.
Le point de vue de mon oncologue était finalement intéressant
Avec le recul, je trouve même son « surtout ne changez rien » particulièrement intéressant. Je pense qu’il avait conscience que vivre avec cette maladie était déjà suffisamment contraignant. Pourquoi faudrait-il forcément rajouter une couche de contraintes alimentaires, de privations, d’interdits et de culpabilité ?
Je crois que c’était aussi sa manière de me dire : vis ta vie, mange, profite. Ne fais pas de cette maladie le centre de chacun de tes choix. Car il y a vraiment cette notion importante à mon sens, ne pas laisser la maladie prendre le contrôle de notre vie, reprendre notre pouvoir créateur et nos choix !
Et finalement, je trouve cette approche beaucoup plus intéressante aujourd’hui que je ne la trouvais à l’époque. Parce que moi, à ce moment-là, j’étais persuadée qu’il fallait tout changer et notamment supprimer le sucre.
Le sucre, ennemi N°1 du cancer ?
C’est là que j’ai commencé à entendre partout la même histoire : « Le cancer se nourrit de sucre. » Alors forcément, quand on entend ça après l’annonce d’un cancer, on peut vite faire le raccourci : « si je mange du sucre, je nourris mon cancer. » Donc : « si je supprime le sucre, je vais affamer mon cancer’. Ou en tout cas, ‘je ne vais pas aggraver sa prolifération ». Sauf que… le fonctionnement du corps humain est un peu plus compliqué que cela !
Oui, les cellules cancéreuses utilisent beaucoup de glucose. Toutefois les cellules saines aussi ont besoin de glucose pour fonctionner.
Et surtout, supprimer le sucre alimentaire ne signifie pas supprimer le glucose de notre organisme : notre corps est capable d’en fabriquer à partir d’autres nutriments. Aussi décider de « priver » une tumeur de glucose en supprimant les desserts, le pain, l’alcool ou les fruits, n’est pas forcément la solution efficace pour tout le monde. Je pense qu’elle l’est pour celui ou celle dont le système de croyance est basée uniquement sur le corps physique.
À ce jour, il n’existe pas de preuve solide qu’un régime totalement sans sucre permette de faire disparaître un cancer, d’empêcher sa progression ou d’améliorer les chances de survie. C’est plus complexe que cela et propre à chaque personne, avec son système de croyance, son système immunitaire, hormonal et métabolique, etc. Même concernant le régime cétogène, les données cliniques restent insuffisantes pour en faire un traitement anticancer démontré. Je pense que ce qui peut très bien fonctionner pour l’un peut ne pas fonctionner pour l’autre. Et c’est ça qui fait toute la différence et qui ne peut pas faire l’unanimité ! On est tous différents, notre histoire et nos croyances conditionnent notre vie, à tous les niveaux.
Et ça, je trouve que c’est important de le dire. Parce qu’entre : « le sucre est le poison du cancer » et « mange du sucre autant que tu veux, ça ne change rien », il y a tout un monde !
Mais alors, pourquoi parle-t-on autant du sucre et du cancer ?
Parce qu’il y a tout de même une vraie question derrière cette histoire !
Les aliments et boissons riches en sucres ajoutés peuvent apporter beaucoup de calories, et leur consommation régulière peut favoriser la prise de poids. Or le surpoids et l’obésité sont associés à un risque accru de plusieurs cancers.
C’est donc très différent de dire : « le sucre nourrit directement ton cancer » et de dire : « une alimentation très riche en sucres ajoutés peut contribuer, notamment via le poids, à des facteurs de risque de cancer ». Ce n’est pas du tout la même histoire.
Aussi, il existe des études sur le lien sucre et cancer mais ce n’est pas cette idée que je veux alimenter dans cet article, elle est déjà assez abordée sur Internet, je veux proposer une autre lecture. D’ailleurs, je ne pense pas être la seule à l’avoir.
Actuellement, les organismes de référence recommandent surtout de limiter les sucres ajoutés et les boissons sucrées dans le cadre d’une alimentation globale équilibrée, pas de supprimer tous les sucres, ni tous les glucides. Donc oui, je peux manger moins de produits ultra-sucrés. Mais non, je ne vais pas déclarer la guerre à mon tiramisu, ahahah 😉
Et il y a cette notion de plaisir / joie versus culpabilité / peur…J’ai écrit sur le sujet de la pensée de culpabilité pendant qu’on mange sucré.
Et les instituts contre le cancer, avec leurs distributeurs de friandises, on en parle ?
Je me suis posée une question assez provocatrice : si le sucre était réellement l’ennemi N°1 du cancer, comment expliquer que l’on retrouve dans les établissements de cancérologie (et pas que) des distributeurs et des espaces de collation avec des viennoiseries, gâteaux, bonbons, etc. ? Cela m’a vraiment questionné à l’institut Bergonié où je suis suivie.
Attention : je ne suis évidemment pas en train de dire : « Bergonié vend des gâteaux donc le sucre est bon pour le cancer. » Ce serait un raccourci tout aussi absurde. Un distributeur de bonbons n’est pas une publication scientifique. 😂
Ce que je veux dire, c’est qu’au lieu de s’insurger contre les établissements de santé qui proposent cela, il y a une autre alternative dans la façon de voir les choses. Comme par exemple, c’est sympa de proposer des douceurs, bonnes pour le moral, le temps d’un besoin de réconfort. Je pense qu’il est important de revenir aux besoins possibles des gens, différents des siens, qui entrainent des jugements de valeur.
Alors, oui, je pense aussi qu’un établissement de santé pourrait proposer également, voire plus de collations « healthy » car il n’y a pas seulement que les « gâteaux et bonbons »qui font du bien au moral, même si on a été éduqué avec ça (les fameuses récompenses). Et oui, je pense aussi, que ce serait idéal qu’un établissement de santé montre l’exemple en matière de santé avec une alimentation healthy.
Mais justement la santé n’est pas liée uniquement à la partie physique et au corps, il y a les autres dimensions : mentale, émotionnelle, énergétique et spirituelle. Et c’est ce qui fait toute la différence pour insuffler d’autres façons de penser « sucre et cancer ». A mon avis !
Notre rapport au sucre pendant la maladie, ou pas
Tout cela m’a fait réfléchir à mon rapport à l’alimentation pendant la maladie (ou pas d’ailleurs). Pourquoi faudrait-il forcément transformer chaque aliment en ami ou ennemi ?
Pourquoi faudrait-il culpabiliser une personne malade qui mange une part de gâteau ? Ou se culpabiliser quand on mange sucré, même quand on n’est pas malade.
Pourquoi faudrait-il ajouter de la peur à la peur, quand on est malade ? Ou pas ! Et oui ça bouillonne de questions là-haut 😂
Et surtout : pourquoi est-ce que je pensais que je devais être parfaite pour avoir une chance de guérir ? Alors que c’est justement cette quête de perfection qui me rendait possiblement malade, en activant le mode survie !
Mon expérience du « sans sucre »
Alors moi, évidemment, j’ai testé, j’ai supprimé le sucre, j’ai expérimenté le régime cétogène, j’ai fait attention à tout. Alors que je comprenais que cette maladie venait dire « stop au contrôle ! » .Car oui, je me suis beaucoup contrôlée pendant les mois qui ont suivi l’annonce. Et pendant cette période, j’ai perdu du poids, beaucoup de poids, mais j’étais en surpoids, comme si j’étais encore en post partum. Au moment où j’écris cela, je suis en train de me dire, c’est ça, en fait, j’étais en POST PARTUM et sur la fin théorique de ce dernier. On dit qu’il dure 3 ans, et pourquoi pas 4, hein ? Comme il y a un facteur hormonal et que mon cancer était hormonodépendant, et pourquoi ça ne serait pas un des facteurs ? Tout est possible. Je referme la parenthèse. 😉
Je disais quoi déjà ? Ah oui, je me suis beaucoup contrôlée, pas du sucre, du tout, j’ai perdu du poids et sur le moment, je n’avais pas trop de manque, de frustration car j’avais un seul et unique objectif, un seul focus, guérir et ça c’était plus fort que tout, j’arrivais à me nourrir de plaisir autrement !
D’ailleurs pour d’autres, quand on est persuadé que ce que l’on mange peut déterminer l’évolution de son cancer, la pression peut devenir évidemment énorme ! Ce n’était pas mon cas, j’étais peut-être légèrement frustrée mais j’avais enregistré dans mon cerveau : sucre = pas bon pour la santé = pas besoin de sucre = plaisir ailleurs.
Et puis est arrivé mon premier PET scan « vierge »
Et là…J’ai vécu quelque chose d’assez amusant. Après cette période de restriction, j’ai recommencé à manger du sucre sous toutes ses formes. J’ai retrouvé davantage de liberté !
Quand est arrivé mon premier PET scan sur lequel, je n’avais plus aucune trace visible de la maladie (plus de tumeurs), je suis allée au restaurant avec ma meilleure amie. J’ai bu un verre de vin (que je n’ai d’ailleurs pas réussi à terminer, une grande première dans l’histoire de l’amatrice de vin que je suis, j’étais, je suis) et j’ai mangé un tiramisu, que j’ai d’ailleurs trouvé trop sucré et que je n’ai pas terminé non plus ! Comme quoi, on s’habitue à tout et en sens inverse, on se déshabitue de tout, aussi, à la force du mental !
Mais quand même, j’ai savouré ce moment, avec délectation, sans calculer, sans culpabiliser, presque comme si je l’avais bien mérité, comme au moment où je vous fais ce récit, avec mon petit tiramisu ! Sans me demander si chaque bouchée allait nourrir je ne sais quelle cellule. Et puis, après la délectation, j’étais de plus en plus sur du « Waouw chaque bouchée est vraiment sucrée et je n’en peu plus, trop c’est trop ! ».
Évidemment, mon histoire personnelle ne démontre absolument pas que manger du sucre fait disparaître un cancer. Ce serait aussi absurde que de dire qu’il l’a fait apparaître. Mais cette expérience a profondément changé mon rapport au sucre,
Le vrai sujet autour du sucre est peut-être ailleurs…
Mon rapport au sucre est bien différent depuis que je suis guérie et que je ne me prive plus, je m’observe avec mes pics d’envies sucrées et j’ai découvert autre chose.
Désormais, quand ça m’arrive, je me demande : pourquoi est-ce que j’ai autant besoin de sucre d’un coup ?
Et là, j’ai commencé à regarder un peu plus loin que mon assiette sucrée. Notamment avec la lecture de l‘ouvrage de Lise Bourbeau sur l’alimentation « Stop au contrôle ! Et si votre relation à la nourriture vous permettait de mieux vous connaître ? »
Synopsis : Alors qu’il existe tant d’ouvrages de régime et de diète, ce livre unique en son genre va vous aider à changer votre relation à la nourriture et vous permettre de mieux vous comprendre. Vous réaliserez de quelle façon vous contrôlez votre alimentation et combien ce contrôle peut vous être néfaste. Vous apprendrez à reconnaître rapidement les blessures émotionnelles qui vous empêchent de bien vous nourrir. Par des techniques simples et accessibles, vous transformerez à jamais votre vie.
Lise Bourbeau propose de lâcher prise sur les régimes stricts. Elle explique que manger répond souvent à des blessures émotionnelles ou à un besoin de réconfort plutôt qu’à une vraie faim, et que le contrôle excessif nuit au corps.
Comprendre sa relation avec la nourriture
- La fausse faim : Manger pour calmer une émotion, par peur du manque, par culpabilité ou par habitude plutôt que par besoin physique.
- Le piège du contrôle : Vouloir tout contrôler dans son assiette crée du stress, coupe le corps de ses vrais signaux et empêche d’alterner avec le plaisir.
- Les blessures cachées : Les choix alimentaires et les difficultés de poids reflètent souvent des blessures de l’âme comme le rejet, l’abandon ou le besoin de perfection.
Vers l’écoute de soi
- Observer sans juger : Regarder ce qu’on mange pour identifier ce qui se passe à l’intérieur de soi sur le plan mental et émotionnel.
- Accueillir le libre arbitre corporel : Choisir des aliments naturels par bienveillance envers soi et non par obligation.
- Accepter le lâcher-prise : S’autoriser des écarts sans culpabilité en restant à l’écoute de ses sensations.
Ainsi, on comprend que parfois, derrière l’envie de sucre, il n’y a pas seulement la faim, il peut y avoir une envie de réconfort, une récompense, un besoin de plaisir, une émotion, de la fatigue, de la solitude.
Et dans mon cas, j’ai identifié quelque chose qui revenait souvent : le besoin de soutien et celui de la récompense.
J’ai de fortes envies sucrées dans des moments où j’ai besoin d’autres choses que de nourrir mon corps : accompagnement émotionnel, stimulus de concentration, besoin de douceur, et souvent de récompense. J’ai vraiment identifié ce schéma :
Une journée difficile ? Un petit carré de chocolat. Une soirée seule ? Un dessert. Une bonne nouvelle ? Une petite douceur. Une envie de me faire plaisir ? Du sucre. Et finalement, le problème n’était peut-être pas le sucre. Le problème était parfois ce que j’essayais de remplir avec lui. Ce n’est pas vraiment un problème quand on est conscient du pourquoi du comment. Le vrai problème était la culpabilité qui s’en suivait !
Et quand je me prive, j’éprouve le manque, la frustration, l’interdit. Les fameux : « je n’ai pas le droit » « c’est pas bien pour ma santé » « c’est mal je vais grossir ».
Les recherches sur l’alimentation émotionnelle montrent d’ailleurs qu’il existe des liens entre stress, émotions, envies alimentaires et comportements alimentaires, même si ces relations sont complexes et ne fonctionnent pas de la même manière pour tout le monde.
Alors aujourd’hui, quel est mon rapport au sucre ?
Actuellement, je suis en train d’essayer de déconstruire toutes ces croyances limitantes qui m’habitent depuis trop longtemps autour du sucre, de la prise de poids et de la santé !
J’essaye d’avoir un comportement plus mesuré et équilibré, soit moins privatif ou moins compulsif. Un peu de sucre tous les jours pour m’éviter ces pics excessifs car jusqu’ici mes pics sucrés étaient intenses en quantité. J’éprouve presque de la honte à te le raconter ; tiens voilà une autre croyance et un autre schéma non identifié jusqu’ici, autour de la nourriture, la honte !
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de vivre dans la peur d’un aliment. Je n’ai plus envie de regarder un gâteau comme si c’était une bombe à retardement. Je n’ai plus envie de culpabiliser parce que j’ai mangé un dessert. Je veux pouvoir manger avec plaisir. Avec conscience et écoute. Et surtout sans transformer chaque bouchée en examen de passage pour être une « bonne élève », c’est bon j’ai déjà donné sur ce chapitre !
Je mange du sucre, je mange aussi beaucoup de fruits et de légumes. Je cherche aujourd’hui davantage l’équilibre, la variété et le plaisir que la perfection. Et parfois, oui…je mange deux glaces d’affilé, ou un tiramisu, Mon préféré que je déguste ❤️
Le plaisir serait-il lui aussi important ?
C’est ma vision personnelle : je crois profondément à l’importance de l’émotion avec laquelle nous vivons les choses. Pour moi, manger dans la peur, la culpabilité et la restriction n’a pas la même saveur intérieure que manger dans la joie, le plaisir et la gratitude.
À la lumière de ma vision énergétique et de mes croyances autour de la vibration, je ressens que le plaisir, la joie et l’amour changent notre expérience de ce que nous vivons.
Je pense notamment à cette sensation dans le plexus solaire lorsque l’on savoure quelque chose avec plaisir, plutôt que lorsque l’on mange en se disant : « Je n’aurais pas dû. » Je pense à cette ouverture du cœur lorsque l’on s’autorise simplement à profiter. Je ne suis évidemment pas en train de dire que le plaisir est un médicament anticancer. Quoique. Je parle de mon expérience, de ma façon d’avoir traverser la maladie et de ma façon de remettre de la vie et de la joir au milieu de tout ce qui peut faire peur.
Le sucre n’est peut-être pas le vrai problème !
Finalement, cette histoire de sucre m’a surtout appris quelque chose de beaucoup plus large : je ne veux plus vivre contre moi-même. Je ne veux pas de combat contre moi !
Je veux pouvoir m’écouter, observer mes envies, comprendre ce qui se joue derrière (car c’est ma façon de faire et vivre, comprendre et avancer avec mes clés de compréhension. Je veux faire des choix qui me font du bien, et parfois manger très sainement, et parfois manger un ou plusieurs tiramisus 😂
Parce que la santé, pour moi, n’est pas devenue une quête de perfection, c’est plutôt devenu un chemin d’écoute.
Et peut-être que c’est aussi cela, ma Traversée Joyeuse ® : apprendre à prendre soin de moi sans me faire du mal avec toutes les injonctions censées me faire du bien.
Alors désormais, j’apprends à ne plus avoir peur du sucre, ce qui ne veut pas dire non plus qu’il faille manger du sucre à volonté. Quoique. Je crois surtout que je suis sortie de cette histoire simpliste de « sucre = cancer ».
La science ne permet pas d’affirmer qu’arrêter complètement le sucre permet de « couper les vivres » à un cancer. En revanche, elle nous donne de bonnes raisons de privilégier une alimentation variée et de limiter les excès de sucres ajoutés et de boissons sucrées. Et moi, aujourd’hui, j’ai choisi quelque chose de beaucoup plus joyeux : manger avec conscience, avec plaisir et sans culpabilité. C’est mon objectif. Et si parfois ça veut dire que mon repas sera uniquement savourer mon tiramisu, ce sera ok. Si c’est mon choix, en conscience, avec plaisir et sans culpabilité !
Lien entre sucre, état émotionnel et métabolisme
Je tiens à te préciser que cette partie a été rédigée avec l’aide de l’IA, je ne suis pas experte du domaine et je n’ai pas expérimenté ce que je vais écrire. Toutefois, je suis ok avec cette vision scientifique à la lumière de mes connaissances et mes expériences.
L’état émotionnel lors de la consommation de sucre modifie profondément son métabolisme par le biais du système nerveux et des hormones. Manger avec culpabilité ou avec plaisir n’envoie pas le même signal biologique à votre corps, ce qui influence directement la tendance à stocker ce sucre sous forme de graisse ou à le brûler efficacement
Voici la comparaison directe de ces deux mécanismes :
| Paramètre métabolique | Manger du sucre avec culpabilité | Manger du sucre avec plaisir |
|---|---|---|
| État du système nerveux | Alerte / Stress (Sympathique) | Détente / Repos (Parasympathique) |
| Hormone dominante | Cortisol (hormone du stress) | Dopamine & Endorphines |
| Sensibilité à l’insuline | Diminuée (favorise l’insulinorésistance) | Optimale (meilleure régulation du glucose) |
| Destination du sucre | Stockage prioritaire en graisse abdominale | Utilisation énergétique ou stockage glycogénique |
| Comportement après prise | Fringales et effet « foutu pour foutu » | Satiété et diminution naturelle du besoin |
Le scénario de la culpabilité : Le mode « stockage »
Lorsque l’on ressent de la culpabilité, notre cerveau perçoit cette émotion comme une menace psychologique. Il active le système nerveux sympathique et libère du cortisol.
- L’insulinorésistance immédiate : Le cortisol bloque partiellement l’action de l’insuline. Les cellules musculaires refusent d’absorber le glucose. Le sucre reste donc plus longtemps dans le sang, forçant le pancréas à sécréter encore plus d’insuline.
- Le stockage abdominal : Un niveau élevé de cortisol combiné à une forte dose d’insuline active des enzymes spécifiques (comme la lipoprotéine lipase) qui dirigent préférentiellement les nutriments vers les cellules graisseuses, en particulier la graisse viscérale (abdominale).
- Le piège des fringales : La culpabilité maintient le niveau de stress élevé, ce qui altère la perception de la satiété au niveau cérébral. Cela déclenche rapidement de nouvelles envies de sucre pour tenter d’apaiser l’anxiété. [1, 2, 3, 4]
Le scénario du plaisir : Le mode « combustion »
Savourer un aliment sucré de manière consciente et sans reproche active le système parasympathique, souvent appelé le mode « rest and digest » (se reposer et digérer).
- Digestion et assimilation optimales : En l’absence de stress, le flux sanguin reste concentré sur le système digestif. Les hormones de la satiété, comme la leptine, transmettent correctement leurs messages au cerveau.
- Sécrétion de dopamine régulée : Le plaisir authentique procure une satisfaction claire au système de récompense du cerveau. Le signal de récompense étant validé, le besoin compulsif de continuer à manger s’arrête de lui-même.
- Utilisation de l’énergie : Sans l’effet bloquant du cortisol, l’insuline fait son travail de manière fluide : elle escorte le glucose vers les cellules pour être brûlé ou stocké sous forme de glycogène dans les muscles et le foie, plutôt que d’être converti d’office en tissu adipeux.
En résumé, le métabolisme n’obéit pas seulement aux calories, mais aussi aux hormones dictées par vos émotions. C’est pourquoi un même aliment sucré aura un impact métabolique beaucoup plus délétère s’il est consommé dans un climat d’anxiété ou de reproche.
Et voilà, c’est terminé pour aujourd’hui, à travers cet article, je voulais explorer une autre manière de voir le sucre et sa responsabilité ou pas dans le cancer, mon expérience personnelle et mon rapport à ce dernier. N’hésite pas à partager ton expérience et tes connaissances sur ce sujet pour faire éventuellement évoluer les miennes.
Sur ce prends bien soin de toi,
Carole
A propos de l’autrice
Cosmétologue conscience & accompagnante holistique, Carole Marchais propose une approche globale du mieux-être, à la croisée de la peau, du corps et des émotions.
Ses dermo-soins : Les Happycuriennes, la 1ère ligne de soins bio & vegans aux plantes du Sud-Ouest, co-créée avec 700 femmes pour offrir un rituel minimaliste, complice et respectueux de la peau.
Son accompagnement : Des séances sur-mesure pour vous aider à traverser les désordres cutanés comme les blocages émotionnels ou les défis du quotidien, et retrouver un équilibre de vie harmonieux.
💬 Besoin d’un temps pour vous ? Profitez d’une séance découverte offerte de 15 min ou d’un coaching holistique personnalisé de 30 min (peau ou bien-être global).










