Donner du sens à la maladie : ma vision positive et optimiste du cancer

Pourquoi tombe-t-on malade (et dit-on que l’on « tombe » malade) ? Que peut nous apprendre une maladie ? Peut-on donner du sens à ce qui nous arrive sans pour autant penser que nous en sommes coupables ? Et surtout : peut-on transformer cette expérience en une occasion de mieux se comprendre et de réaligner sa vie ?

Ce sont les questions que je me suis posées lorsque j’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein métastatique, en décembre 2024.

Aujourd’hui, je ne considère pas la maladie comme une punition, ni comme un combat à gagner. Je la regarde comme une expérience qui m’a invitée à me remettre profondément en question, à me reconnecter à moi-même et à réaligner ma vie avec ce qui avait du sens pour moi.

C’est ma vision personnelle. Elle ne remplace évidemment ni la médecine ni les traitements. Je crois profondément qu’il est possible de chercher le sens que l’on peut donner à une maladie, et que cette quête peut parfois transformer notre manière de vivre.

C’est cette expérience que je te raconte ici.

Introduction

Lorsque l’on m’a diagnostiqué un cancer du sein, ma 1ère réaction a été de dire « je vais l’enlever et le problème sera réglé ». Sauf qu’il n’y a aucune leçon à apprendre d’un problème que l’on fait disparaître sous le tapis.

À ce moment-là, je pensais qu’en retirant la tumeur, le problème serait réglé. Avec le recul, je comprends que, si mon cancer avait simplement été retiré et que ma vie avait repris exactement comme avant, je n’aurais probablement pas cherché ce que cette maladie venait mettre en lumière dans mon existence.

Je ne dis pas que la maladie devait arriver ni que les traitements n’étaient pas nécessaires. Je dis que, puisque cette expérience était là, j’ai choisi de ne pas la traverser sans chercher à en comprendre le sens.

La vie avait d’ailleurs d’autres plans pour moi qu’une simple tumeur au niveau du sein, puisqu’une semaine plus tard un second diagnostic tombe, moi avec, le cancer s’est métastasé au niveau des ganglions lymphatiques et de la colonne vertébrale. Il s’agissait d’un cancer métastatique, stade IV, et dans ce cas-là, on n’enlève plus le sein : on empêche la maladie de se propager davantage. Gloups, une vraie douche froide et le sol qui se dérobe sous mes pieds. Une fois la peur de mourrir passée et écartée (« on va vous traiter madame »), la peur de devoir affronter cela « seule », j’ai laissé place à ce qui m’anime depuis toujours : comprendre et mettre du sens sur ce qui m’arrivait. Pour moi, on peut « lutter » contre une maladie et son corps, ou « l’accueillir » et chercher à comprendre son sens, j’ai fait mon choix instinctivement, cela ne veut pas dire que c’est une vérité absolue, c’est la mienne. Et c’est probablement ce qui m’a remis sur le chemin de la vie (versus la survie) et qui m’a permis de guérir aussi vite.

Donner du sens à la maladie : le décodage comme grille de lecture

Le décodage de la maladie est une grille de lecture personnelle et symbolique. Il ne constitue pas une explication médicale de l’origine d’une maladie.

En langue des oiseaux – un mode d’expression ésotérique et poétique qui consiste à décoder un sens caché, spirituel ou alchimique dans les mots, en se basant sur les sonorités, les jeux de mots et les homophonies plutôt que sur l’orthographe, la maladie peut être vue différemment. Elle devient un langage du corps plutôt que le signe d’un corps défaillant. Elle devient un symptôme messager d’un déséquilibre interne, un message de l’âme, notre essence profonde.

Il y a 3 niveaux pour appréhender la maladie en langue des oiseaux, selon moi :

• Niveau 1 : le mal a dit = mon corps exprime un mal que je n’ai pas su exprimer dans ma vie. Un mal qui émane d’une dissociation tête – corps ou esprit – coeur, un déséquilibre entre « qui je suis vraiment » et « qui je cherche à être pour plaire »

• Niveau 2 : l’âme a dit = tu ne te donnes plus d’amour, plus d’attention tu n’es plus capable de dire « Je t’aime » à une partie de toi-même, à une partie de ta vie. Trop préoccupée par une suradaptation pour être aimée par l’autre, tu en oublies de t’aimer toi-même.

• Niveau 3 : M non dit = La maladie nous dit que le chemin où il n’y a pas d’amour et pas de joie n’est pas le bon. Le coeur est l’artiste de nos vies, et lorsque l’on fait des choix qui ne sont plus dictés par le coeur, mais par l’autre, ou par le mental, on fait fausse route.

Ceci est mon interprétation personnelle de la maladie, développée au fil des lectures et de mon expérimentation de la maladie.

Donner du sens à la maladie : pourquoi dit-on que l’on tombe malade ?

Ma vision de ce « tomber malade », elle fait écho à la petite enfance, lorsque l’on fait nos premiers pas. On a entre 10 et 18 mois, on apprend à marcher, on tombe, on se relève, on re-essaye, on retombe, on se relève à nouveau, et on marche. On commence à acquérir les préceptes de la résilience. Et pour moi, la maladie, c’est la même chose, c’est une étape de vie d’expérience, de résilience et d’apprentissage. On tombe : notre vie s’écroule, on se relève et on recommence. Différemment pour certains, radicalement différemment pour d’autres, ou pas différemment pour d’autres, encore. Il n’y a pas de recettes, juste les croyances de chacun(e). A mon sens.

Comment j’ai donné du sens à cette maladie ?

Déjà familiarisée au lien entre les maladies et le psycho-émotionnel, j’ai très rapidement chercher à explorer le sens de ma maladie via le biodécodage avec des ouvrages comme ceux de Jacques Martel, Lise Bourbeau, Estelle Daves, Natacha Calestremé, Luc Bodin et je dois avouer que l’IA m’a beaucoup aidé à rassembler les données sur le sujet.

Si tu veux entrer plus profondément dans mon propre parcours, je raconte dans mon expérience du biodécodage de mon cancer du sein comment j’ai cherché une lecture symbolique de chaque zone touchée.

👉 Le sens symbolique que j’ai donné à mes différents symptômes et à leur localisation

La croyance selon laquelle nous sommes responsables de nos symptômes, malaises et maladies, m’a très rapidement parlé. Je ne suis pas passée par la phase de victimisation (triangle de Karpman)  » Pourquoi moi ?  » (sans jugement aucun pour celles et ceux qui la traversent), ni la phase de lutte en mode guerrière qui veut combattre son propre corps (là aussi sans jugement). Pour moi, l’esprit et le corps sont intimement liés et la maladie appelle plutôt à une réconciliation, une reconnexion. La lutte et la guerre sont pour moi des messages néfastes pour le corps et une manière d’exprimer une dissociation tête / corps.

J’ai donc passé beaucoup de temps à explorer chaque symptôme : tumeurs au sein droit, tumeurs dans les ganglions sous l’aisselle droite, tumeurs dans les os, et plus précisément dans la colonne vertébrale. J’en ai parlé dans un article spécifique.

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Peut-on voir la maladie comme une expérience positive ?

« Positive » ne veut évidemment pas dire que la maladie est souhaitable, agréable ou qu’il faudrait remercier la maladie d’être là. Quoique, c’est ce que je fais depuis que je suis guérie et vis ma meilleure vie 😉 Pour moi, le positif ne se trouve pas dans la maladie elle-même, mais dans ce que j’ai choisi d’en faire.

Comment peut-on dire qu’une maladie est positive ? Cela peut sembler aberrant, culpabilisant, grotesque, méchant, absurde, ou tout simplement une manière différente de voir les choses, d’aborder la vie, une voix d’exploration plausible et inspirante.

Pour ma part, en donnant du sens aux symptômes rencontrés, en plongeant au coeur de mon être profond, j’ai appris à mieux me connaître, à mieux me comprendre, à explorer mes mécanismes de survie pour passer au mode « en vie ». Et ce, en focalisant sur ce qui me met en joie. Vraiment. Et simplement. Chanter, danser et marcher ont été et sont mes moteurs dans ma vie : ils me mettent en joie et me permettent de me libérer aussi de poids que je porte inconsciemment. Quand je chante et/ou je danse, parfois je suis joyeuse et euphorique, mon coeur est grand ouvert, et parfois, sans prévenir, je pleure, laissant des tensions s’en aller.

Mes symptômes ont été de puissants guides pour me comprendre et déloger de vieux dossiers, me délester de mon passé. Pour cela, j’ai compris que ma capacité à accueillir et accepter (ce qui ne veut pas dire, « être d’accord avec ») était ma plus grande force. En acceptant ce qui m’arrivait, au lieu de lutter, en mettant du sens, tout m’a paru bien plus facile à comprendre : ma mission était simple : changer de vision du monde, voir la vie autrement et vivre pleinement, à 300% comme le dit Grégoire dans sa jolie chanson VIVRE qui m’a beaucoup accompagné et reste ma référence !

Donner du sens à la maladie et réaligner ma vie

Si je résume, donner du sens à la maladie m’a permis de sortir du mode survie pour revenir à la vie. J’ai re-appris ou je suis revenue à ce qui me met en joie, à la fois l’enfant intérieur et l’adulte : chanter, danser, marcher, observer, contempler. Et aussi : prendre soin de moi, pardonner, aimer, faire des choix plus alignés avec qui je suis vraiment, sans peur du jugement de l’autre, à commencer par le mien. Et aussi écouter ce que mon corps, mon cœur et mon intuition me racontent. Prendre ma place. Et surtout, reprendre la responsabilité de ma vie.

C’est ce chemin de reconnexion et de réalignement qui m’a conduite vers ma nouvelle activité d’accompagnante holistique en marchant à Mérignac, dans laquelle j’aide aujourd’hui d’autres personnes à mieux se comprendre, à écouter ce que leur corps leur raconte et à réinventer leur vie lorsqu’elles sentent qu’elles ne sont plus vraiment à leur place.

Oui, c’est ça, c’est exactement ce chemin que j’accompagne aujourd’hui : aider une personne à comprendre ce qui se joue dans sa vie, à identifier les croyances qui la limitent, à écouter son corps et à retrouver une direction qui lui ressemble, à re-inventer leur vie.

👉 Découvre comment re-inventer ta vie en marchant

J’ai déjà accompagné une femme touchée par un cancer du sein et vécu avec elle une magnifique renaissance. C’est aussi ce qui me confirme chaque jour que ce que j’ai traversé peut aujourd’hui devenir une ressource pour accompagner d’autres personnes sur leur propre chemin.

Je conclurai ici (il y a tant de chose à dire, je le réserve pour mon livre) en disant que la maladie m’a aidée et appris à aimer inconditionnellement (moi et mes proches), un point toujours « in progress » 😉

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Si tu veux connaître mes 10 indispensables depuis le cancer, qui m’ont aidé à guérir rapidement (selon moi), je t’offre mon ebook.

Être responsable de sa vie : ma vision de la maladie

A l’institut Bergonié où je suis encore suivie, l’oncologue que je côtoie (je choisis bien mes mots, je ne dis plus, « mon » oncologue car elle me place dans une énergie de maladie) : « on n’est pas responsable de la maladie » il n’y a pas de réponse à « pourquoi moi ? », on ne va pas chercher un coupable.

Je respecte profondément cette vision médicale. Elle n’est simplement pas la mienne. Pour moi, prendre sa responsabilité ne signifie pas chercher un coupable, ni se juger. Cela signifie reprendre son pouvoir d’action.

Je crois que nous sommes responsables de ce que nous faisons, de ce qui nous arrive, de nos choix, de nos croyances, de nos pensées et de la manière dont nous décidons d’avancer.

Dans ma vision, nos croyances limitantes peuvent participer à créer des déséquilibres dans notre vie et, à terme, s’exprimer jusque dans notre corps. Cette conviction est aussi au cœur de ma manière de regarder la peau. Je considère la peau comme une interface entre notre monde intérieur et le monde extérieur, un espace où peuvent se rencontrer notre corps, notre vécu, notre rapport à nous-mêmes et notre environnement. J’ai d’ailleurs développé cette vision dans un autre article : Pourquoi la peau est-elle le reflet de notre monde intérieur ? Pour moi, écouter sa peau, c’est aussi apprendre à s’écouter soi-même.

C’est ainsi que je crois sincèrement que la maladie peut devenir un signal qui nous invite à regarder ce qui, dans notre manière de vivre, de penser, d’aimer ou de nous adapter, n’est plus aligné avec qui nous sommes profondément.

C’est aussi là que ma vision rejoint une approche plus globale et, pour moi, certaines notions issues de la physique quantique : nous ne sommes pas des êtres séparés de ce qui nous entoure, mais des êtres en interaction permanente avec notre environnement et avec nous-mêmes. J’en fais une lecture personnelle et spirituelle, et non une affirmation médicale.

Je sais que cette manière de voir les choses peut être discutée, et c’est justement ce qui me plaît : nous pouvons avoir des lectures différentes d’une même expérience.

Mon oncologue peut me dire : « vous n’êtes pas responsable de votre maladie ». Moi, je peux entendre : « vous n’avez pas à culpabiliser », tout en choisissant de me demander : « qu’est-ce que je peux maintenant transformer dans ma vie ? »

Et cette question, pour moi, est beaucoup plus féconde que « pourquoi moi ? ». Encore une fois, c’est mon avis ! Et j’ai envie de dire surtout : responsabilité ≠ culpabilité

« Je suis responsable de ma vie » ≠ « Les personnes malades sont coupables de leur maladie. »

Chercher un sens ne consiste pas à se condamner. C’est choisir de devenir actrice de la suite de son histoire.

Mais…

La maladie est complexe et ses causes sont multiples. Chercher une lecture symbolique ou personnelle de ce que nous traversons ne revient pas à nier cette complexité.

Donner du sens peut signifier se demander : Qu’est-ce que cette expérience vient changer dans ma vie ? Qu’est-ce qu’elle m’oblige à regarder autrement ? Qu’ai-je envie de préserver, de transformer ou de remettre au cœur de ma vie ?

Cela peut changer son propre rapport à la maladie.

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Conclusion

Après mon cancer car oui, il n’a rien d’incurable, j’ai choisi de considérer la maladie comme un message et une occasion de chercher ce qui, dans ma vie, n’était plus aligné. Je crois personnellement que nos croyances participent à notre expérience de vie et peuvent contribuer à nos déséquilibres. Cette vision m’a permis de reprendre ma responsabilité, de changer ma manière de vivre et de me réaligner.

Qui suis-je ?

Je suis Carole, accompagnante holistique et fondatrice des Happycuriennes, une ligne de dermo-cosmétique bio et locale pour les peaux heureuses. Après un chemin personnel marqué par le corps, la maladie et la transformation, j’accompagne aujourd’hui les femmes à oser prendre leur place, à être pleinement elles-mêmes et à se reconnecter à leur peau, leur corps et à leur monde intérieur. En savoir + sur mes accompagnements en marchant

Sources

Francine Saillant, anthropologue, qui travaille précisément sur la construction du sens de la maladie et du cancer. Son ouvrage Cancer et culture : produire le sens de la maladie est une vraie référence académique pour ton sujet.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1297958903001991

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A propos de l’autrice

Cosmétologue conscience & accompagnante holistique, Carole Marchais propose une approche globale du mieux-être, à la croisée de la peau, du corps et des émotions.

  • Ses dermo-soins : Les Happycuriennes, la 1ère ligne de soins bio & vegans aux plantes du Sud-Ouest, co-créée avec 700 femmes pour offrir un rituel minimaliste, complice et respectueux de la peau.

  • Son accompagnement : Des séances sur-mesure pour vous aider à traverser les désordres cutanés comme les blocages émotionnels ou les défis du quotidien, et retrouver un équilibre de vie harmonieux.

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