
Ma vision positive et optimiste de la maladie
Lorsque l’on m’a diagnostiqué un cancer du sein, ma 1ère réaction a été de dire « je vais l’enlever et le problème sera réglé ». Sauf qu’il n’y a aucune leçon à apprendre d’un problème que l’on fait disparaître sous le tapis. La vie avait d’autres plans pour moi, puisqu’une semaine plus tard un second diagnostic tombe, moi avec, le cancer s’est métastasé au niveau des ganglions lymphatiques et de la colonne vertébrale. Il s’agissait d’un cancer métastatique, stade IV, et dans ce cas-là, on n’enlève plus le sein : on empêche la maladie de se propager davantage. Gloups, une vraie douche froide et le sol qui se dérobe sous mes pieds. Une fois la peur de mourrir passée et écartée (« on va vous traiter madame »), la peur de devoir affronter cela « seule », j’ai laissé place à ce qui m’anime depuis toujours : comprendre et mettre du sens sur ce qui m’arrivait. C’est probablement ce qui m’a remis sur le chemin de la vie (versus la survie) et qui m’a permis de guérir aussi vite.
Le décodage de la maladie
En langue des oiseaux – un mode d’expression ésotérique et poétique qui consiste à décoder un sens caché, spirituel ou alchimique dans les mots, en se basant sur les sonorités, les jeux de mots et les homophonies plutôt que sur l’orthographe, la maladie peut être vue différemment. Elle devient un langage du corps plutôt que le signe d’un corps défaillant. Elle devient un symptôme messager d’un déséquilibre interne, un message de l’âme, notre essence profonde.
Il y a 3 niveaux pour appréhender la maladie en langue des oiseaux, selon moi :
• Niveau 1 : le mal a dit = mon corps exprime un mal que je n’ai pas su exprimer dans ma vie. Un mal qui émane d’une dissociation tête – corps ou esprit – coeur, un déséquilibre entre « qui je suis vraiment » et « qui je cherche à être pour plaire »
• Niveau 2 : l’âme a dit = tu ne te donnes plus d’amour, plus d’attention tu n’es plus capable de dire « Je t’aime » à une partie de toi-même, à une partie de ta vie. Trop préoccupée par une suradaptation pour être aimée par l’autre, tu en oublies de t’aimer toi-même.
• Niveau 3 : M non dit = La maladie nous dit que le chemin où il n’y a pas d’amour et pas de joie n’est pas le bon. Le coeur est l’artiste de nos vies, et lorsque l’on fait des choix qui ne sont plus dictés par le coeur, mais par l’autre, ou par le mental, on fait fausse route.
Ceci est mon interprétation personnelle de la maladie, développée au fil des lectures et de mon expérimentation de la maladie.
Comment j’ai donné du sens à cette maladie ?
Déjà familiarisée au lien entre les maladies et le psychoémotionnel, j’ai très rapidement chercher à explorer le sens de ma maladie via le biodécodage avec des ouvrages comme ceux de Jacques Martel, Lise Bourbeau, Estelle Daves, Natacha Calestremé, Luc Bodin et je dois avouer que l’IA m’a beaucoup aidé à rassembler les données sur le sujet.
La croyance selon laquelle nous sommes responsables de nos symptômes, malaises et maladies, m’a très rapidement parlé. Je ne suis pas passée par la phase de victimisation (triangle de Karpman) » Pourquoi moi ? » (sans jugement aucun pour celles et ceux qui la traversent), ni la phase de lutte en mode guerrière qui veut combattre son propre corps (là aussi sans jugement). Pour moi, l’esprit et le corps sont intimement liés et la maladie appelle plutôt à une réconciliation, une reconnexion. La lutte et la guerre sont pour moi des messages néfastes pour le corps et une manière d’exprimer une dissociation tête / corps.
J’ai donc passé beaucoup de temps à explorer chaque symptôme : tumeurs au sein droit, tumeurs dans les ganglions sous l’aisselle droite, tumeurs dans les os, et plus précisément dans la colonne vertébrale. J’en ai parlé dans un article spécifique.
Une maladie positive : c’est possible ?
Comment peut-on dire qu’une maladie est positive ? Cela peut sembler aberrant, culpabilisant, grotesque, méchant, absurde, ou tout simplement une manière différente de voir les choses, d’aborder la vie, une voix d’exploration plausible et inspirante.
Pour ma part, en donnant du sens aux symptômes rencontrés, en plongeant au coeur de mon être profond, j’ai appris à mieux me connaître, à mieux me comprendre, à explorer mes mécanismes de survie pour passer au mode « en vie ». Et ce, en focalisant sur ce qui me met en joie. Vraiment. Et simplement. Chanter, danser et marcher ont été et sont mes moteurs dans ma vie : ils me mettent en joie et me permettent de me libérer aussi de poids que je porte inconsciemment. Quand je chante et/ou je danse, parfois je suis joyeuse et euphorique, mon coeur est grand ouvert, et parfois, sans prévenir, je pleure, laissant des tensions s’en aller.
Mes symptômes ont été de puissants guides pour me comprendre et déloger de vieux dossiers, me délester de mon passé. Pour cela, j’ai compris que ma capacité à accueillir et accepter (ce qui ne veut pas dire, « être d’accord avec ») était ma plus grande force. En acceptant ce qui m’arrivait, au lieu de lutter, en mettant du sens, tout m’a paru bien plus facile à comprendre : ma mission était simple : changer de vision du monde, voir la vie autrement et vivre pleinement, à 300% comme le dit Grégoire dans sa jolie chanson VIVRE qui m’a beaucoup accompagné et reste ma référence !
Je conclurai ici (il y a tant de chose à dire, je le réserve pour mon livre) en disant que la maladie m’a aidée et appris à pardonner, à aimer inconditionnellement (moi et mes proches), un point toujours « in progress ».
Si tu veux connaître mes 10 indispensables depuis le cancer, qui m’ont aidé à guérir, selon moi, je t’offre mon ebook.
Qui suis-je ?
Je suis Carole, accompagnante holistique et fondatrice des Happycuriennes, une ligne de dermo-cosmétique bio et locale pour les peaux heureuses. Après un chemin personnel marqué par le corps, la maladie et la transformation, j’accompagne aujourd’hui les femmes à oser prendre leur place, à être pleinement elles-mêmes et à se reconnecter à leur peau, leur corps et à leur monde intérieur. En savoir +
PS : Mon propre parcours de santé, marqué par un cancer du sein métastatique, m’a profondément appris à quel point nous avons toutes une force intérieure insoupçonnée. Et que bien souvent, nous sommes déjà beaucoup plus puissantes que nous ne le croyons – surtout lorsqu’on s’autorise à être accompagnée, à tous les niveaux.

A propos de l’autrice
Développée par Carole Marchais, éco-cosmétologue consciente, Les Happycuriennes est la 1ère ligne de dermo-soins holististes bio & vegan aux heureuses plantes botaniques de notre Douce France, co-créée par sa communauté de 700 femmes (une première mondiale). Sa mission, apporter une solution à toutes les humeurs de peau et tous les désordres cutanés. Cette joyeuse marque propose de vivre au rythme du slow bonheur avec un rituel de beauté minimaliste et complice avec la peau. Elle célèbre le vrai “Made in France” avec des plantes natives des terroirs du Sud-Ouest et prône une beauté positive, éloignée des diktats de la beauté parfaite.
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