MON HAPPY CANCER – ÉPISODE 10 – Ce jour où j’ai décidé de me choisir…

…et cette décision que j’ai prise qui a changé le cours de ma vie !

Chère lectrice, cher lecteur, presque deux ans après la découverte de cette boule dans mon sein droit, j’ai choisi de te raconter mon histoire rose, pour laisser une trace de cette expérience de vie, si magique et répandre l’espoir autour de moi. La Maladie peut être positive (je crois qu’elle est comme tu la vois). Aussi pour laisser un témoignage à mes enfants très jeunes qui ne réalisent peut-être pas vraiment qu’avec leur amour, ils ont sauvé leur maman. Egalement pour aider celles (ceux) qui y trouveront peut-être du réconfort, une autre manière d’appréhender la maladie, ou tout simplement pour témoigner de mon expérience positive avec le cancer du sein métastatique dit « incurable ».

Si tu démarres la lecture, je te propose de retrouver le 1er épisode où je me présente et je te raconte comment un cancer du sein hormonodépendant, métastasique stade IV s’est invité dans mon corps. Dans l’épisode 2, je t’explique comment je l’ai senti grâce à mon auto-palpation, dans le 3ème épisode, je te parle de ma lutte contre les ingrédients cancérigènes dans les cosmétiques ! Dans le 4ème épisode, je te raconte mon diagnostic en deux étapes (une belle douche froide) et dans le 5ème épisode, je te confie ma compréhension de la maladie avec la langue des oiseaux et le biodécodage de chaque organe atteint. Dans le 6ème épisode, je racontais comment j’avais choisis l’oncologue qui allait me suivre et le traitement qui m’a été annoncé…à vie ! Dans le 7ème épisode, je t’ai révélé comment j’ai abordé ce traitement à vie, avec bienveillance et sérénité ! Dans l’épisode 8, je te parle de ma façon de changer ma manière de m’alimenter. Et dans l’épisode 9, je te confiais comment la personne cartésienne que j’étais, s’est ouverte à l’énergétique.

Aujourd’hui, je te livre cette 1ère chose que j’ai faite quelques jours après le verdict médicamenteux et les 1ères séances dans le EESysteme pour re-énergiser mes cellules. Ce jour où j’ai commencé mon hormonothérapie, j’ai aussi…

L’énergétique et Alice m’ont ouvert la porte

Comme je vous l’ai raconté dans le précédent épisode, j’ai expérimenté le EESysteme près de Bordeaux, une technologie spectaculaire basée sur les ondes scalaires pour re-énergiser nos cellules (quand on est malade, nos mitochondries sont plutôt vides en ATP). Et ce matin-là, alors que j’y avais passé la nuit, j’ai eu cette discussion avec Alice, la gardienne des lieux. Ou devrais-je dire Alice aux Pays des Merveilles…

Un peu de numérologie

Ce jour-là était hautement symbolique pour moi car on était le 23 décembre 2024, je devais démarrer mon traitement d’hormonothérapie, un 23, ce jour qui résonne avec celui de ma naissance, et de mon énergie 5. Je suis née un 23 octobre, 2 + 3 = 5, l’énergie 5 est celle de de la liberté, du mouvement et du changement.

Les caractéristiques de l’énergie 5

  • L’exploration : Vous avez un grand besoin de découvrir de nouveaux horizons.
  • L’adaptabilité : Vous aimez le renouveau et l’imprévu ne vous fait pas peur.
  • L’indépendance : Vous fuyez la routine et les contraintes trop strictes.

Le défi du 5

Trouver un équilibre entre le besoin de bouger et la stabilité • Éviter la dispersion ou l’impatience. Tout cela me parle profondément et toi ?

Je dois protéger mon énergie ? Oui bien-sûr !

Je disais donc avant cette digression (quand j’ouvre un onglet dans ma tête, il y en a 30 autres qui s’ouvrent en même temps 🤣). Ce matin-là, avant de repartir prendre le train de la vie (ma nouvelle vie), j’ai eu cette discussion avec Alice qui a tout changé, qui a révolutionné ma vie. On parlait « énergie », du fait que sa technologie remettait de l’énergie dans le corps, dans les cellules, que notre énergie est « fragile », qu’on doit la protéger. Je découvrais les prémices du concept de l’énergie.

Je lui ai donc demandé naïvement, « Et donc quand on dit que des personnes nous pompent notre énergie, c’est littéralement vrai ? « . Elle m’a répondu « Oui, bien-sûr. Certaines personnes se nourrissent de l’énergie des autres, quand ils sont eux-même en manque d’énergie. » C’est comme des vampires énergétiques. D’ailleurs, quand deux personnes sont proches l’une de l’autre, leur aura se touche et des informations s’échangent dans ce qu’on croit être du vide, qui est en fait de l’énergie. E = mc2, ça te parle ?

Je me suis toujours sentie sensible, vulnérable, profonde, intense (normal je suis scorpion) et aussi avec une énergie débordante, joyeuse, optimiste, drôle, démonstratrice, etc. Mais depuis ces dernières, j’étais continuellement fatiguée. Certes, notre petit dernier, n’a pas fait ses nuits pendant 2 ans (au moins) et j’ai enchaîné deux grossesses (18 mois d’écart, c’était sacrément rapproché quand même). Je me traînais beaucoup de fatigue ; à celle-ci, tu ajoutes celle liée à une entreprise à mon actif à faire tourner. Le quotidien. Deux enfants en bas âge. Et une relation de couple qui battait sérieusement de l’aile.

Comme un trop plein de quelque chose !

Autre constat (plusieurs années après, au moment où j’écris cet article), j’ai remarqué que lorsque je suis devenue maman, je suis passée de « je suis Carole, je suis la compagne de … et j’ai une entreprise » à « je suis maman de 2 enfants », à juste « je suis maman » car le seul surnom / sobriquet / petit nom que j’avais tout au long de la journée, c’était MAMAN. Celui de tes enfants qui t’appellent. Celui que tu te donnes toi-même (dom vient cette tendance ?), « maman elle va t’aider à faire ceci, maman elle va t’amener cela ». Et celui que me donnait mon conjoint lorsqu’il parlait de moi à nos enfants. Je n’étais alors plus qu’une MAMAN ! Et bien-sûr, une maman qui s’occupe plus des autres que de soi, sinon ce ne serait pas drôle. Ironique pour une cosmétologue qui a une marque de dermo-cosmétique pour prendre soin de soi…?

Donc la seule chose que mon corps entendait toute la journée, c’est que j’étais une Maman, et que je prenais soin de tout le monde, sauf de moi !

De plus, j’étais une maman qui ne se sentait pas assez « soutenue » par son conjoint (comme si on devait être soutenue alors qu’en vrai, on devrait juste partager naturellement, sans que l’un aide l’autre), en terme de répartition des tâches liées aux enfants, sur le plan physique et puissance 100000 sur le plan émotionnel. Ce déséquilibre me pesait énormément.

Je te passe les détails de mésentente du moment avec mon conjoint, mais après 2 ans de recul, on avait une multitude de blessures d’enfance communes et non réglées, non conscientisées qui ont laissé s’installer plusieurs « gueguerres » entre nous. Comme par exemple celle de : » c’était toujours, à celui qui aurait le plus de temps pour s’occuper de sa propre entreprise. » Lui aussi est entrepreneur et je devais subir * son emploi du temps, par rapport aux enfants, comme si son entreprise (et ses contraintes) était plus importante que la mienne (et les miennes). De fil en aiguille, notre relation était devenue vraiment compliquée, elle n’était plus que mésententes et disputes, nous nous sommes éloignés, des valeurs et des goûts peu communs, nous sommes devenus des colocataires, jusqu’à ce matin-là.

Ce matin où je rentrais d’une nuit passée chez Alice, après cette discussion sur l’énergie. Ce matin-là, j’ai compris que je ne pourrais pas guérir si je ne changeais pas d’environnement ** et de vie ! Je suis rentrée à Bordeaux, c’était le 23 décembre, j’allais démarré mon traitement d’hormonothérapie. C’était assez symbolique comme date car je suis née un 23 octobre, comme déjà dit plus haut. Et ce 23 décembre, j’ai dit à mon conjoint : « J’ai besoin d’une séparation physique pour guérir. ». Quelques jours plus tard, je déménageais et je ne suis jamais revenue. Je suis redevenue Carole et non plus uniquement MAMAN.

Et pour la première fois de ma vie, j’osais mettre UNE LIMITE, j’osais dire NON à une situation qui ne me convenait pas depuis longtemps ! Je pense qu’inconsciemment, j’entamais ma renaissance vers mon vrai moi…

* Avec du recul et beaucoup de travail sur moi, on ne subit que ce que l’on accepte de subir, on a le droit de dire NON, je ne suis pas d’accord, cela ne me convient pas. C’est ce que j’ai fait.

** Aussi, j’ai toujours senti de mauvaises énergies dans ma maison de l’époque, sans savoir l’expliquer. Je n’aimais pas cette maison, elle ne vibrait pas bien pour moi. Depuis, plusieurs personnes m’ont dit la même chose. Entre l’énergie restée emprisonnée des anciens propriétaires et la nôtre énergie, il y régnait quelque chose de « lourd et pesant ».

Mon auto-thérapie a commence à ce moment-là

Je me suis séparée de l’autre. Je ne dis pas « l’autre » dans un sens négatif mais plutôt pour exprimer le concept du besoin de l’autre. De l’attachement à l’autre.

Et cette phrase a été une vraie révélation de mes blessures en auto-thérapie. Jusque là, je préférais rester en lien, rester avec l’autre, même si je n’étais pas heureuse, même si je souffrais, plutôt que d’être seule. J’avais associé l’amour à la souffrance.

Je décidais enfin de mettre fin à mon attachement anxieux et fuyant, dit désorganisé !

J’avais la blessure d’abandon et de rejet très fortement. Celle de trahison aussi. Celle d’humiliation aussi. Et celle de l’injustice, aussi. Bref, je les avais toutes. Mais celles de l’abandon et du rejet dictaient vraiment trop mes choix jusque là ! Je crois que j’ai d’ailleurs décidé de partir lors de la réaction de mon conjoint (qui a fait comme il a pu à l’époque) face à l’annonce de la maladie et la gestion des premiers examens qui allait révéler l’ampleur de la maladie (puisque 2 étapes d’annonce). Une réaction qui est venue titiller fortement (frapper de plein fouet serait plus juste mais je n’aime pas ce vocabulaire) toutes mes blessures en même temps ! Mais pas le temps de gérer sa manière de réagir à ce cancer. Je me suis dit, tout simplement :

Désormais, le temps, il est pour moi, rien que pour moi, ma survie, ma guérison et mes enfants – une semaine sur 2 !

Et cette séparation a initié mon auto-thérapie, mes réflexions, mon cheminement intérieur. Et donc merci à Alice, et merci à toi, l’autre, qui m’a permis de comprendre conscience de plein plein de choses, de comprendre tout ce que je sais aujourd’hui sur moi. De comprendre celle que j’étais avec des masques, hier et celle que je suis devenue, aujourd’hui, en enlevant la plupart de ces masques. Les personnes qui sont sur notre chemin ne sont pas là par hasard, ou coïncidence, mais bel et bien pour nous faire évoluer, grandir, en tout cas, c’est comme ça que je vois la vie…

Je te parlerai prochainement de mes différents réflexions : mes rôles dans le triangle de karpman (sauveur, victime, bourreau), mes comportements de protection et de punition, mes blessures, le pardon, la gratitude, l’attachement, etc.

Et à partir de ce jour-là, tout est passé en mi temps !

Je me suis choisie : je suis devenue maman solo en mi-temps et je me suis mise à travailler en mis temps.

J’ai dégommé ces 2 croyances limitantes :

  1. Je dois être une maman à plein temps, je dois m’occuper d’eux, 24/24, pour être une bonne mère, en prio, tout le temps, quitte à m’oublier. J’étais une maman qui vivait avec cette idée d’abnégation pour être une bonne mère (une amie avait prononcé cette phrase quand elle était devenue maman une 2ème fois, et cette phrase résonnait souvent dans ma tête et mon corps)
  2. Je dois travailler beaucoup, tout le temps pour réussir (même le WE), pour mériter de réussir ! Et dans mon fort intérieur, je pensais que le seul moment où l’on pouvait s’arrêter de travailler dans la vie, c’était quand on était en arrêt de travail pour maladie. Bingo, j’allais confirmer cette croyance mais j’allais dégommé celle de devoir beaucoup bosser pour réussir, car j’ai réussi à mener ma petite entreprise en mi-temps (pendant un certain temps).

Depuis cette traversée de cette expérience, j’ai aussi l’intime conviction que la maladie résulte de nos croyances limitantes qui conditionnent nos vies et nous éloignent de qui nous sommes vraiment ...

Et moi, je suis devenue mon plein temps !

A partir de là, je suis devenue ma priorité, ma top priorité, même avant mes enfants ! Et sans culpabilité ! Comment prendre soin d’eux, si je ne prenais pas soin de moi d’abord, je devais guérir en priorité !

Le mot de la fin

Apprendre à dire non, mettre des limites et prendre sa place, sa vraie place est l’enjeu de tellement de femmes ! Depuis, je suis devenue accompagnante holistique pour aider les femmes qui le souhaitent à cheminer vers la vraie version d’elle-même et à prendre leur place. En savoir +

Et voilà, c’est terminé pour aujourd’hui 🪷

Chaque semaine, je reviendrai te parler ici de MON ancien HAPPY CANCER et je te proposerai des récits pour te partager mon chemin de guérison et t’encourager à prendre soin de ta peau pour mieux bichonner la belle personne que tu es.

Je suis ravie de t’embarquer avec moi dans cette merveilleuse (mère-veilleuse) aventure ! A très vite 🙏

Et surtout, n’oublie pas, prends bien soin de TOI ! 💛🌟

Carole

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A propos de l’autrice

Cosmétologue conscience & accompagnante holistique, Carole Marchais propose une approche globale du mieux-être, à la croisée de la peau, du corps et des émotions.

  • Ses dermo-soins : Les Happycuriennes, la 1ère ligne de soins bio & vegans aux plantes du Sud-Ouest, co-créée avec 700 femmes pour offrir un rituel minimaliste, complice et respectueux de la peau.

  • Son accompagnement : Des séances sur-mesure pour vous aider à traverser les désordres cutanés comme les blocages émotionnels ou les défis du quotidien, et retrouver un équilibre de vie harmonieux.

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