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Le jour où Elisa a envisagé d’aimer son corps

Aimer son corps

Elisa fait partie de nos Adeptes de l’Happycurisme, elle est praticienne et enseignante de reiki, ainsi que coach en développement personnel, elle nous livre un joli récit sur l’acceptation de son corps.

J’aide mes clients à savourer leur vie !

Après des études totalement mainstream (en management commercial) et 5 années (franchement pas épanouissantes) au service marketing direct d’une grande association, j’ai tout plaqué pour prendre le temps de trouver qui j’étais et “casser le moule”. Comme je n’allais pas très bien et que l’aide “classique” ne me permettait pas d’avancer, j’ai peu à peu créé ma méthode sur mesure en m’appuyant sur les livres et podcasts de super coaches américains et canadiens. Aujourd’hui, j’aide mes clients à devenir plus eux-mêmes, guérir leurs peurs et leurs blocages et à savourer leur vie ! J’écris des articles pour mon blog Rayonne illustrés avec des photos de vraies personnes de la vraie vie, sans retouches ni photos de femmes faisant du yoga au soleil levant au milieu d’un champ de lotus. Je suis particulièrement fière de ma nouvelle rubrique Art of Healing, des interviews d’artistes et artisans inspirants qui nous aident à (re) mettre de la magie dans notre vie, comme la rubrique des Adeptes de l’Happycurisme !

Notre curseur de beauté est vraiment plus une habitude qu’une réalité

J’ai lu beaucoup de livres sur l’amour de soi, le fait de se focaliser sur ses forces. Je suis coach, c’est mon métier. Mais ce n’est pas pour autant que toutes les idées positives “rentrent” facilement, ni sur tous les sujets : comme tout le monde, je me trouve un peu moche.

Attendez deux secondes ? Rembobinez. Revenez en arrière. Je voudrais faire une correction. Une grosse correction. Comme tout le monde, j’ai pris l’habitude, depuis toute petite, de me trouver un peu moche. Mais c’est tout récemment, après une grosse décision de changement intérieur, que j’ai compris que notre curseur de beauté est vraiment plus une habitude qu’une réalitéJe m’explique.

Ces derniers temps, j’ai vécu un gros ras-le-bol. Marre de cacher mes jambes (et d’avoir des sueurs froides qu’on les aperçoive) quand elles ne sont pas épilées. Marre que mes rondeurs sur les hanches soient un motif potentiel de grimace sur le visage d’un vis-à-vis masculin. Marre qu’une chose aussi universelle que transpirer soit un sujet d’inquiétude. Je me suis dit “si tout cela pouvait simplement ne plus me préoccuper.”

Et si on arrêtait de faire des projections et on prenez des décisions ?

C’était comme une lourde valise que je désirais profondément poser par terre. Au moins, les valises, on peut les poser. Ce qui se passe dans votre cerveau, c’est une autre histoire. Et cela m’a soudainement frappée : et celle-ci, de valise, ne pourrais-je pas la poser de la même façon ? Décider de m’en foutre. Décider. Dé-ci-der.

De quoi avais-je peur, au juste, si ce n’était du rejet et de la désapprobation des autres ? Moi qui applaudit le courage de celles qui gardent leurs poils, et de celles et ceux qui dansent, nagent et font du skateboard quelque soit leur tour de taille ? Pourquoi si MOI ça ne me dérangeait pas, je m’attendais à ce que ça dérange les autres ?

La pépite d’or était là. En développement personnel, faire une supposition quant à ce que va penser l’autre, on appelle ça une projection. C’est comme un film : le projecteur et la bobine sont dans notre tête, mais l’image, elle, est projetée à l’extérieur, sur la toile des situations de notre vie. Et nous sommes incapables de projeter au-dehors quelque chose que nous n’avons pas en-dedans. Or, cette image, fausse, fabriquée… nous semble diablement réelle et nous file de l’angoisse aussi efficacement qu’un commentaire acerbe qui aurait été vraiment prononcé.

Cela me semblait paradoxal de projeter un tel film puisque j’affirmais dans le même temps qu’un poids hors de la norme ou une pilosité un peu inédite ne me dérangeaient pas chez les autres. Mais la clé était bien là : quand ce sont les autres qui prennent le risque d’être eux-mêmes, il m’est facile de les admirer et de les féliciter de leur courage, mais quand c’est moi qui appréhende de me faire juger, là, le danger semble trop grand. La vérité, c’était que j’étais absolument certaine que “les autres” allaient se montrer jugeants et désagréables s’ils trouvaient chez moi des défauts. Mais qui m’a appris à voir ces défauts ? La faute à qui si ces défauts “existent” et que par conséquent, je redoute qu’ils me soient reprochés ?

Stop aux diktats de la beauté !

Eh bien, bêtement, la “faute” était un peu en tout et partout. Aux dessins animés de mon enfance et à son lot d’héroïnes toujours blondes (alors qu’ils étaient faits au Japon, un pays où la couleur blonde n’existe quasiment pas), aux catalogues de VPC que je regardais avec envie, qui ne montraient que des femmes minces, épilées et aux statures toutes identiques, aux magazines qui, finalement, ne font que pointer ce que nous avons besoin de “corriger”, sans quoi, au nom de quoi des cosmétiques se vendraient ?

J’ai réalisé que j’avais moi-même accepté, “avalé” ces normes. Et que c’étaient celles que j’avais le plus assimilées que je redoutais le plus de voir revenir dans ma figure comme un boomerang dans les critiques des autres. On projette ce qu’on a en soi.

Par exemple, je suis plutôt petite (1,65m), mais ça n’a jamais vraiment été une source de souci pour moi, parce que la question de la taille, elle, je ne l’ai pas “gobée”. Ça m’avait toujours paru très peu sérieux de prôner une taille de 1,75m pour des femmes alors que l’on n’y peut vraiment rien. Mais le poids, le maquillage, la coiffure, les vêtements… les magazines nous martèlent qu’on y peut quelque chose et qu’on doit donc CHANGER quelque chose. On ne peut pas être bien “comme on est”.

Faire taire sa petite voix interne, c’est possible ?

La solution apparaissait d’elle-même alors. Oui, ça allait piquer, comme l’eau oxygénée sur un bobo, mais pour que je n’aie plus peur qu’on me reproche certaines choses, il allait falloir que je les réfute avant tout moi-même. C’est un peu comme un chantage : on ne peut pas vous menacer de crever les pneus de votre voiture si vous n’en avez pas !

Regardez autour de vous : certaines personnes se préoccupent de leur poids, d’autres pas. Certaines ont pour point de mire leurs boutons, ou la blancheur de leurs dents, ou le fait d’avoir une tenue supposée “correcte” : mais c’est différent chez chacun. C’est parce que nous n’avons pas tous “avalé” les mêmes mensonges. C’est bien la preuve qu’ils ne sont pas universels, et donc, que l’on n’est pas obligés de les porter sur notre dos !

Au moment où j’ai compris que mon stress sur mon physique était une projection de quelque chose que j’avais en moi (parce que je l’avais laissé entrer pernicieusement dès mon plus jeune âge), quelque chose a changé. La lourde valise, j’ai commencé à sérieusement envisager de la poser par terre. Aujourd’hui, je vais au sport, et je n’ai pas épilé mes aisselles. En passant dans la glace, je me suis dit “oh, il faudrait le faire, ça commence à se voir.” Mais cette réflexion a tout de suite été suivie de celle-ci “oui, des gens vont pouvoir le voir. Et alors ? Si ça les dérange, je me ferai un plaisir de leur montrer la porte. J’ai autre chose à faire que me prendre le chou avec ça.”

Waouh ! Je n’en revenais pas ! J’ai fait un rapide check-up de moi-même, et je me suis également dit que j’allais mettre mon débardeur moulant même si mon ventre dépasse un peu. Et à cette pensée, aucune émotion. Cela ne me dérangeait plus d’être vue. Je n’anticipais plus la catastrophe à cette pensée.

Une nouvelle habitude était prise. Une qui foutait la paix à ce fichu curseur “beauté”. Il n’y avait tout simplement plus de curseur, parce que je ne me préoccupais plus de la question qui avait été posée, il y a très longtemps, selon des termes qui n’étaient pas les miens, mais ceux de la télé, de la publicité et des magazines.

Si je n’avais pas connu le principe de la projection, j’aurais mis plus longtemps à comprendre que ce que je redoutais dans le regard des autres, c’était un scénario que j’avais assimilé moi-même, si sournoisement qu’il en était devenu invisible. Certaines idées positives doivent “rentrer” urgemment dans nos consciences : si l’on vous avait foutu la paix depuis que vous êtes petits, jamais vous ne vous sentiriez moches.

Maintenant, vous êtes grands. Vous avez le pouvoir de déconstruire ces idées, alors, de grand coeur, foutez-vous la paix.

Développée par Carole Marchais, cosmétologue spécialisée en éco-création, Les Happycuriennes est la première ligne de soins et sérums holistiques bio & vegan anti-stress cutanés 360°, co-créée par sa communauté de 700 femmes (une première mondiale). Cette joyeuse marque propose de vivre au rythme du slow bonheur avec un rituel de beauté minimaliste et complice avec la peau. Elle célèbre le vrai “Made in France” avec des plantes natives des terroirs du Sud-Ouest et prône une beauté positive, éloignée des diktats de la beauté parfaite. Bref, le bonheur à fleur de peau.

Carole Marchais
Carole Marchais
Chimiste, Cosmétologue, Fondatrice du Blog Génération Cosméthique

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